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Avr 24 17

Nouveaux papyri bibliques à Oxyrhynque

by areopage

P. Oxy. LXI 4129 (détail)

Les papyri d’Oxyrhynque ont livré, au fil des années, et même des décennies, de nombreuses informations sur l’Egypte hellénistique, la période romaine, et les commencements du christianisme. Au rythme actuel, il faudra encore plus de vingt ans pour percer les mystères de cette collection, avec une série dépassant les 100 volumes, en production depuis 1898…

Dans le volume 81 paru récemment, deux nouveaux papyri du Nouveau Testament sont édités :

  • P.Oxy. 81.5258 : Éphésiens 3:21-4:2, 14-16 (P 132)
  • P.Oxy. 81.5259 : 1 Timothée 3:13–4:8 (P133)

Le P132 est daté du III/IVe s. et le P133 du IIIe. Les transcriptions sont accessibles en ligne sur la page de Geoffrey SmithP.Oxy. 5258. Ephesians 3:21-4:2, 14-16 (P 132). Voir aussi ici.

Pour en savoir plus : Accès aux documentsPOxy: Oxyrhynchus Online | Papyri.info (volumes 1 à 80) | Liste des papyri du Nouveau TestamentOuvrages ou articles : Blumell 2015, Blumell 2012Luijendijk 2009Luijendijk 2010, Johnson 2013, Bowman 2008 | Vidéo : Oxyrhynchus Papyri ProjectSur ce blogL’article devant un nomen sacrum (P. Oxy. 76.5073)  | P.Oxy. 77.5101 : l’article grec devant le paléo-hébreuEarly Christian Manuscripts (Kraus & Nicklas, 2010)Origen and the Jews (de Lange, 1977)Wessely – Les plus anciens monuments du christianisme écrits sur papyrus (1906,1924)Nomina sacra et Septante : qui et quand ? | Liens : papyrologie, critique textuelle | Logiciels : Bible Parser (DVD 6 : 15 premiers volumes indexés), LogosOxyrhynchus Papyri (vol. 1-15), en cours de développement, Duke Databank of Papyri (gratuit et très utile ; texte uniquement)

Avr 10 17

ὑπηρέται τοῦ λόγου (Luc 1.2)

by areopage

ἐπειδήπερ πολλοὶ ἐπεχείρησαν ἀνατάξασθαι διήγησιν περὶ τῶν πεπληροφορημένων ἐν ἡμῖν πραγμάτων, καθὼς παρέδοσαν ἡμῖν οἱ ἀπʹ ἀρχῆς αὐτόπται καὶ ὑπηρέται γενόμενοι τοῦ λόγου, ἔδοξε κἀμοὶ παρηκολουθηκότι ἄνωθεν πᾶσιν ἀκριβῶς καθεξῆς σοι γράψαι, κράτιστε Θεόφιλε, ἳνα ἐπιγνῷς περὶ ὧν κατηχήθης λόγων τὴν ἀσφάλειαν.

Puisque plusieurs ont entrepris de composer un récit des faits accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui ont été dès le début témoins oculaires et serviteurs de la parole, il m’a paru bon, à moi aussi qui, dès l’origine, m’étais appliqué à tout connaître exactement, de t’en écrire avec ordre, noble Théophile, afin que tu saches bien la solidité de l’enseignement que tu as reçu. Luc 1.1-4 (Lagrange)

L’incipit de l’évangile de Luc fournit de précieuses indications sur la transmission du message évangélique : manifestement, le témoignage oculaire a été d’une importance primordiale, comme on peut le deviner à partir d’autres textes (1Jn 1.1-3, 1Co 11:2, 11.23, 15.3, 2Pi 2.21, Jd 1.3), et comme les savants l’ont maints fois souligné :

παρέδοσαν indique une transmission qui, de sa nature était orale (…). Evidemment cette catéchèse a pu être écrite à un moment donné, et les écrivains ont pu faire usage de ces rédactions. Mais, d’une façon générale, les πολλοί ont écrit d’après la tradition orale ; c’est le fait normal que Luc veut mettre en lumière. (Lagrange 1927 : 5)

Quand on lit de prime abord l’expression οἱ ἀπʹ ἀρχῆς αὐτόπται καὶ ὑπηρέται γενόμενοι τοῦ λόγου, ceux qui, dès le début, ont été témoins oculaires et serviteurs de la parole, on a tendance naturellement à n’identifier qu’un seul groupe, les témoins oculaires qui peuvent légitimement, par la suite, proclamer ce qu’ils ont vu. Ainsi, certains traducteurs rendent l’expression en introduisant clairement la temporalité : « ceux qui en furent les premiers témoins et qui par la suite sont devenus serviteurs de la Parole » (Bible des Peuples ; voir aussi Bible Annotée, Bible en Français Courant, Oltramare, Pirot-Clamer, etc., où ὑπερέτης est rendu par « ministre »).

Cette tendance est naturelle car la construction rappelle la construction article – substantif – καί – substantif (construction dite « TSKS ») selon laquelle (et pour simplifier à grands traits, voir plus en détail par ici) le premier élément énuméré ne fait qu’un avec le second pour peu que l’article ne soit pas répété. En l’occurrence le cas est possible, mais douteux (cf. Wallace 2009 : 142).

Il existe cependant quelques raisons intéressantes de penser qu’en Luc 1.2 ὑπερέτης fait en réalité allusion à un groupe spécifique de chrétiens chargés, non pas tant du ministère de la Parole par sa proclamation (ce qui n’est pas exclu pour autant), mais plutôt à une forme de service d’intendance livresque... Ce sujet est développé par T. O’Loughlin, dans un article de l’ouvrage de Houghton dir. 2014 : 1-15 ci-dessus représenté. Si l’hypothèse paraît douteuse prima facie, elle mérite cependant un examen attentif, et ce pour les raisons suivantes :

  • la transmission textuelle du message évangélique est un fait observé, mais assez peu documenté au fond d’un point de vue littéraire : tout indice est donc bon à prendre,

  • Luc est sans contexte un auteur maniant le verbe avec finesse :  sa précision dans l’emploi des vocables ne doit certainement pas être sous-estimée (ex. comparer Mt 5.25 avec Lc 12.58),

  • la construction TSKS est ici douteuse : deux groupes pourraient bien être en vue, les uns témoins oculaires, les autres conservateurs ; ou s’il ne s’agit que d’un groupe, deux rôles peuvent être en vue,

  • le terme même ὑπερέτης désigne souvent une sous-catégorie chargée de la mise en oeuvre, de l’intendance, des « opérations courantes » : servir la Parole en la conservant par écrit, à côté de la tradition orale elle aussi prisée, est un sens absolument possible pour ὑπερέτης τοῦ λόγου, d’autant que la tradition synoptique plaide à l’évidence en faveur de sources compilées de bonne heure (ainsi l’hypothétique source Q),

  • enfin certains passages indiquent assez nettement la nature du service rendu par ὑπερέτης – un soutien qu’on pourrait qualifier de logistique – en le distinguant d’activités plus nobles, ainsi Ac 13.4-5.

Pour emporter sans réserve l’adhésion, la suggestion de O’Loughlin mérite sans doute d’être approfondie et plus largement étayée : elle a cependant le mérite d’attirer l’attention sur un aspect parfois négligé des premières activités chrétiennes : la copie et la transmission des textes sacrés. A cet égard, un ouvrage signalé par Hurtado vient de paraître, Charlesworth, Early Christian Gospels : Their Production and Transmission (Gonnelli, 2016), qu’il faudra certainement consulter de près.

 

Avr 10 17

Biblindex redivivus

by areopage

Après une longue absence occasionnée par des problèmes techniques, le site des citations patristiques Biblindex est de retour. L’interface n’a pas beaucoup changé, et semble un peu plus rapide. En prime, il n’est plus nécessaire de s’identifier pour accéder au service. Un outil inestimable à utiliser sans compter ! A titre d’exemple, vous obtiendrez la bagatelle de 397 résultats pour une recherche de citations de Philippiens 2.6-11 pour la période allant jusqu’à 300 AD.

Pour un compendium des outils disponibles en ligne sur ce sujet, consultez la rubrique de ce blog Liens › Citations ou allusions bibliques.

Mar 21 17

Bible hébreu-français (2017)

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La Société Biblique d’Israël vient d’éditer une nouvelle bible, en hébreu et français parallèles (février 2017). Pour l’AT, c’est le texte massorétique, et pour le NT, c’est une version en hébreu moderne. Quant à la version française, il s’agit de la Nouvelle Bible Segond. En annexe, la prononciation des lettres hébraïques, une table des lectures hebdomadaires de la Torah, une table des lectures des fêtes juives, les prophéties messianiques de l’Ancien Testament et leur accomplissement dans le Nouveau Testament, ainsi que des cartes couleur.

On appréciera la police hébraïque, sobre, bien lisible, sans cantillation. Dans le même style, on connaissait La Bible hébreu français, par les Editions Sinaï (avec en traduction française, celle du rabbinat), une autre en format plus petit, ainsi que celle avec la version de Louis Segond en parallèle. Pour ceux qui n’ont pas besoin de la version française, une édition très pratique est celle éditée en 1991, toujours par la société biblique d’Israël, תורה נביאם כתובים וברית החדשה. Pour les puristes, qui voudraient tenir en mains, au format poche, non seulement l’AT hébreu, mais aussi le NT grec, une édition commode est celle de la TBS, The Holy Bible in the Original Languages. Le texte de l’AT est l’édition de Ginsburg (1894), assez lisible mais un peu chargé, et le texte grec du NT, celui, hélas, du Texte Reçu (cf. une édition en ligne comparable) ; la référence en la matière reste bien sûr la Biblia Sacra (BHS + NA27). Chez le même éditeur et au même format, une bible AT + NT en hébreu (biblique/moderne), tout aussi utile. Enfin, il existe des éditions plus spécialisées, comme le Nouveau Testament hébreu-français seul par la Society for Distributing Hebrew Scriptures, des éditions interlinéaires, des Psaumes, et du Cantique des cantiques notamment. Bien sûr, ceux qui souhaitent une version interlinéaire complète se tourneront vers celle de la Société Biblique Française, fort réussie (mais de format peu maniable) : Ancien – Testament interlinéaire hébreu-français. Un moyen terme consiste à utiliser une version dite « reader » qui présente en note le vocabulaire pour les mots figurant 100/30 fois ou moins, comme le Reader’s Hebrew and Greek Bible de Zondervan.

Mar 17 17

Biblia Mirecurensia : audio (bis)

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L’entreprise titanesque que j’ai évoquée il y a un peu plus d’un an vient d’avancer significativement : sont désormais disponibles l’ensemble des livres poétiques et prophétiques. Les sections sont lues non par chapitres mais par unités de sens. On remarquera l’effort particulier porté sur l’intonation, ainsi que la clarté de la diction. A n’en pas douter, un bel outil pour progresser en hébreu biblique, d’autant que des vidéos pédagogiques sont également proposées pour une vingtaine de thèmes, vidéos où vous pourrez suivre le texte (non vocalisé), en même temps que sa lecture. Félicitations pour ce travail immense et réussi, et bon courage pour la suite !

Autres initiatives de ce genre : mechon-mamre (par chapitre)haktuvim.co.il (version dramatisée, très réussie)

Mar 9 17

Inscriptions d’Israël et de Palestine

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Sous la houlette du professeur Michael Satlow, une équipe de la Brown University met en ligne une base de données des inscriptions d’Israël et de Palestine (-500 – 614). Cette base comprend déjà environ 2500 inscriptions pour une objectif de 15 000, en diverses langues dont l’hébreu, l’araméen, le latin et le grec, avec la possibilité de rechercher en langue originale, ou en anglais dans la traduction.

The Inscriptions of Israel/Palestine project seeks to build an internet-accessible database of published inscriptions from Israel/Palestine that date between ca. 500 BCE and 614 CE, roughly corresponding to the Persian, Greek, and Roman periods. The purpose of this database is to provide a tool that will make accessible the approximately 15,000 relevant inscriptions published to date, and will include substantial contextual information for these inscriptions, including images and geographical information.

Une initiative tout à fait appréciable, à rapprocher par exemple d’InscriptiFact. Pour des portails comparables, voyez la page Related Sites. On trouve par ailleurs en ligne de nombreux recueils d’inscriptions, comme les volumes du Corpus Inscriptionum Semiticarum. Ce qui serait tout aussi sympathique – voire plus, en fait ! – ce serait de trouver une base en ligne des papyrus juifs, dans le style des volumes Corpus Papyrorum Judaicarum de Tcherikover et Fuks…

Fév 28 17

Bible Parser 2015 : v.733

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Il y a un an jour pour jour sortait la version 720 de Bible Parser 2015. Aujourd’hui, treize versions plus tard, c’est la version 733 qui voit le jour. Et quelle version ! Les nouveautés sont nombreuses, et les prémices d’autres innovations, largement posées.

Modules

Grâce à la mise en ligne généreuse de textes par Sefaria (voir également la rubrique Liens du présent blog), Bible Parser intègre désormais des corpus fondamentaux : le Talmud de Babylone, en hébreu et en anglais, le Talmud de Jérusalem, en hébreu et en anglais, ainsi que la Mishna, en hébreu et en anglais. Autant le dire de suite : cela n’a pas été une mince affaire, et ce n’est pas tout à fait terminé, car se repérer dans la jungle du Talmud, ce n’est pas donné à tout le monde…

  

Mais le résultat est déjà très intéressant, et il est possible d’effectuer des recherches autant en anglais qu’en hébreu.

 

Ce qui fera surtout l’intérêt toutefois de ces nouveaux corpus, c’est leur intégration dans les Informations Contextuelles et l’Exégèse.

  

En l’occurrence le Talmud de Babylone propose pas moins de 12 480 citations bibliques, et la Mishna, environ 580. Dans Citations et Allusions Bibliques (CAB) d’Exégèse, vous pourrez désormais découvrir ces textes – en un clic !

Autres nouveautés

La partie Commentaires a été améliorée, spécialement le module Bible Annotée. La synchronisation de certains modules a été revue. Le module CAB bénéficie d’une nouvelle base pour les Pères apostoliques, et pratiquement toutes les références sont actives. Pour les hébraïsants, une autre nouveauté va faire sa petite impression : c’est l’analyse morphologique à la volée. Survolez un mot hébreu, et son analyse morphologique détaillée paraîtra – comme pour le grec – dans la barre de statut.

 

C’est discret, mais la complexité de cette fonction m’a longtemps laissé penser que je n’y parviendrais pas… Ceci étant fait, la partie Analyse morphologique d’Exégèse en bénéficiera prochainement.

 

Dans Request Builder et pour une raison inconnue, l’assistance à la saisie était désactivée. Vous pouvez désormais, de nouveau, saisir une recherche semi-complexe en toute simplicité. Si vous recherchez par exemple la ou les instances où le terme משה figure à proximité de מדבר, rien de plus simple :

Une nouvelle base (Evans) informe également plus en détail sur les citations, allusions ou parallèles au NT, tant pour les corpus habituels (Josèphe, Philon, AT, Pseudépigraphes) mais aussi pour des corpus comme les apocryphes, les auteurs grecs et latins, la littérature rabbinique, quelques Pères. Au total environ 4300 entrées. Vous la trouverez dans les Informations Contextuelles et Exégèse, Parallèles Bibliques.

En deux mots

Toutes ces nouveautés introduisent autant de modules à finaliser et à améliorer : la v.733 se concentre particulièrement sur l’intertextualité, en permettant de naviguer, au maximum, vers les passages parallèles au verset en cours. L’introduction de la littérature talmudique est un apport significatif, dont l’intérêt est démultiplié par l’indexation des citations bibliques. Pour tout dire la fonctionnalité que je préfère dans Logos est l’Ancient Literature Tool : je n’ai donc pas fini d’améliorer Bible Parser en ce sens !

 

 

 

Fév 20 17

van der Meer, Formation and Reformulation: The Redaction of the Book of Joshua… (Brill, 2004)

by areopage

M. van der Meer met généreusement en ligne son volume Formation and Reformulation: The Redaction of the Book of Joshua in the Light of the Oldest Textual Witnesses (Brill, 2004), qui est une édition minorée et révisée de sa thèse de 2001. Il s’agit de déterminer si les plus anciens témoins du livre de Josué reflètent un état de formation du livre antérieur au texte massorétique. La réponse est globalement non, et l’auteur soutient que bon nombre des différences procèdent d’une volonté de reformuler, harmoniser voire interpréter le texte.

The main question has been that of the possibility of recovering part of the formation process of the book preceding the stage now standardised in the Masoretic text, on the basis of the oldest textual vitnesses to that book, 4QJoshuaa and LXX-Joshua. The answer to this question is a negative one, as far as those parts of Joshua are concerned that have been examined extensively in this study (Joshua 1, 5, and 8). The conclusion of this research must be, that these ancient witnesses do not attest to thre process of formation preceding the edition of the book of Joshua as preserved in MT, but to the preocess of interpretation, harmonisation and reformulation of that version (p.523). (…) Of the textual witnesses, the version attested by MT is closest to the final stage of the literary formation of Joshua (p.533).

Les conclusions sont assez péremptoires, et il faut les nuancer en soulignant qu’elles sont loin de faire l’unanimité (cf. Garcia Martinez, p. 148). Il faut donc prendre cette thèse avec précaution (cf. McKenzie):

Van der Meer work provides a reminder to textual critics of the need to be sensitive to the possibility of interpretive and stylistically motivated renderings on the part of the LXX translators.

Pour en savoir plus : De Troyer | Garcia-Martinez | McKenzie | van der Meer

Fév 10 17

Découverte d’une douzième grotte à Qumrân

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Fragment d’un rouleau vierge trouvé sur le site.

Une nouvelle grotte vient d’être mise au jour dans le désert judéen, sur le site qui avait livré les fameux « manuscrits de la mer Morte » à la fin des années 40 : cette découverte exceptionnelle fait suite à une initiative d’envergure menée par l’Université hébraïque de Jérusalem et l’Autorité israélienne des Antiquités (IAA) pour procéder à une fouille systématique du secteur, opération baptisée du nom évocateur Operation Scroll, et qui vise surtout à devancer les pilleurs.

  

La cave a déjà livré des fragments de poterie, de textiles, un fragment de rouleau vierge prêt à l’emploi, des lames de silex, et d’autres signes d’occupation. Hélas, des pilleurs ont devancé les archéologues et pour l’heure la grotte, qui devait sûrement contenir de précieux manuscrits, n’en a livré aucun…

This is one of the most exciting archaeological discoveries, and the most important in the last 60 years, in the caves of Qumran. – Dr. Oren Gutfeld (archéologue de l’Université Hébraïque)

The important discovery of another scroll cave attests to the fact that a lot of work remains to be done in the Judean Desert and finds of huge importance are still waiting to be discovered – Israel Hasson (directeur général de l’IAA)

Le genre de pillage dont témoigne l’état de la grotte Q12 pourrait expliquer l’apparition, de temps à autre, de nouveaux fragments de provenance inconnue, comme je m’en suis fait l’écho il n’y a pas très longtemps. Ce qui fait dire au président de l’IAA :

We are in a race against time as antiquities thieves steal heritage assets worldwide for financial gain. The State of Israel needs to mobilize and allocate the necessary resources in order to launch a historic operation, together with the public, to carry out a systematic excavation of all the caves of the Judean Desert.

 

Pour en savoir plus : Hebrew University of Jerusalem – Hebrew University Archaeologists Find 12th Dead Sea Scrolls CavetheLab (Logos Academic Blog) | Sci-News – Qumran Cave 12 : New Dead Sea Cave DiscoveredHa-Aretz : Archaeologists find 12th Dead Sea Scrolls Cave with everything inside but scrolls | Science et Avenir : Manuscrits de la mer Morte : une nouvelle grotte découverte à Qumran

Fév 7 17

La Grande Bible de Tours (Bourassé et Janvier, 1866)

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Bible Parser 2015 et Bible Parser Web App viennent d’intégrer une nouvelle version biblique française, La Sainte Bible de Bourassé et Janvier, dite Grande Bible de Tours. Notice de F. Delforge 1991 : 256 :

En 1843 paraît à Tours, chez Alfred Mame et Fils, La Sainte Bible, « traduction nouvelle selon la Vulgate par MM. J.-J. Bourassé et P. Janvier, chanoines de l’Eglise métropolitaine de Tours », en deux volumes, avec l’approbation de l’évêque de Tours. Le chanoine Jean-Jacques Bourassé enseigne au séminaire de Tours. Passionné d’archéologie et d’études bibliques, il se consacre à traduire la Bible à partir de la Vulgate, avec l’aide de son collègue, le chanoine Pierre-Désiré Janvier. Leur traduction, qui se lit facilement et agréablement, peut devenir un ouvrage populaire. Mais elle ne sera vraiment connue que par une nouvelle édition, en 1865, chez les mêmes éditeurs, 2 vol. in-folio de 420×300 mm. L’ornementation de cet ouvrage de luxe est du à H. Giacomelli. Gustave Doré (1832-1883) en exécute les dessins, ce qui en fait une oeuvre exceptionnelle, autant oeuvre d’art que version des Ecritures. Les cinq éditions connaissent le même succès; Le Nouveau Testament de Bourassé et Janvier paraît à Tours, chez Mame, in-18, en 1968. Il est réédité plusieurs fois.

Cette traduction s’est surtout distinguée pour le luxe de son édition que pour sa traduction. Certains pourtant la trouvèrent réussie : ainsi, M. Douen, qui déclara (Lortsch 1984 : 203) :

Cette traduction se distingue par la clarté, la limpidité du style.

L’édition comporte plus de 4000 notes.

 

Pour en savoir plus : Bogaert dir., Les Bibles en français (1991 : 200-201) | F. Delforge 1991 : 256 | Lortsch 1984 : 202-203

Copyright sur le texte informatique : Laurent SOUFFLET – 2016 (avec son aimable autorisation). Merci également à Yves Pétrakian pour son aide.

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