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Juin 18 18

Marie, Petit lexique hébreu-français (1931)

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Utile complément de la grammaire hébraïque de Touzard, le petit opuscule de J. Marie, Petit lexique hébreu – français (Gabalada, 1931) propose 800 mots d’hébreu biblique classés d’après leur sens. Trouvé sur Gallica, je vous le propose ici en fichier PDF indexé. Les deux seuls autres ouvrages comparables à ma connaissance sont celui, en français, d’Étoughé (que je trouve peu pratique), et en anglais, celui de Pleins (qui est vraiment bien conçu, mais apprendre de l’hébreu par le biais d’une autre langue, convenons que c’est toute de même délicat). A cela on peut ajouter l’annexe de l’Initiation à l’hébreu biblique de Paul Auvray, qui propose 2000 termes classés en 26 rubriques, d’après leur sens : c’est un peu austère, mais cela reste pratique : Auvray, Vocabulaire d’hébreu biblique.

Juin 17 18

Spicq, Notes de lexicographie néo-testamentaire (1978,1982)

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L’archive ZORA dont j’ai déjà parlé a mis en ligne d’autres ouvrages. Parmi ceux-ci, l’ouvrage classique de Celsas Spicq, Notes de lexicographie néo-testamentaire (2 vol. 1978 ; supplément 1982) qui étudie de manière assez systématique le sens de 470 mots environ du Nouveau Testament (en se fondant sur l’étude de leur emploi dans un corpus assez large : Josèphe, Philon, les pseudépigraphes de l’AT, quelques classiques et bien sûr les papyri). PDF indexé : 

Plus intéressant, le volume 1 de Barthélémy, Critique Textuelle de l’Ancien Testament est désormais disponible. Pour ceux qui souhaiteraient disposer d’une version indexée fort commode, je mets à disposition ce fichier PDF regroupant les 5 volumes : 

J’ai remarqué d’autres additions, à moins que je n’y avais pas prêté garde la première fois :

Mai 24 18

Marc au premier siècle ? Dénouement.

by areopage

P.Oxy. 83.5345 source

 

L’annonce avait été faite en 2012 par Daniel Wallace, lors d’un débat avec Bart Ehrman : un papyrus de l’évangile de Marc, probablement daté du premier siècle, avait été trouvé. Sidération dans la communauté scientifique : personne n’avait entendu parler de ce fragment, et si son existence était avérée, il constituait derechef le plus ancien témoin du NT, détrônant le P52, daté de la première moitié du deuxième siècle (cf. Fontaine 2012 : 6). Entre effervescence et scepticisme, chacun a tenté d’en savoir plus, mais la publication du document, prévue initialement pour 2013, s’est faite cruellement attendre de longues années, jusqu’à sombrer quasiment dans l’oubli (je l’avais évoquée en passant dans ce billet de 2013).

L’importance d’un tel fragment aurait été double : 1) le texte de Marc est peu attesté par les témoins anciens. Le plus ancien est le P45, daté du IIIe siècle, et il est très lacunaire (cf. Head, in Hill et Kruger 2012 : 108-109, 114-117 – cf. ici ; voir aussi Amphoux et al. 2014 : 37), et 2) tandis qu’on date cet évangile entre 60 pour les uns, et jusqu’à 75 pour les autres, disposer d’un texte du Ier siècle aurait permis d’éclairer bien davantage l’histoire de cet évangile (critique textuelle et réception), tant en termes de datation qu’en termes de procédés scribaux (comme les nomina sacra).

Le dénouement est enfin là : et c’est la douche froide. Ou plutôt la douche tiède. Oui, le papyrus existe. C’est le P. Oxy. 83.5345, qui conserve Marc 1.7-9, 16-18. Mais il n’est pas du premier siècle. Ses éditeurs, Daniela Colomo et Dirk Obbink, après avoir songé au premier siècle, se sont ravisés : le papyrus est officiellement daté fin IIe/début IIIe s.

Il fait partie de la célèbre collection des Papyri d’Oxyrhynque, dont le 83e volume vient d’être publié. Ce volume contient aussi, notamment, un document inventorié P. Oxy. 83.5346 conservant des portions de Luc 13.13-17, 25-30.

L’excitation laisse donc place à la déception, il faut bien le reconnaître. Un document du premier siècle aurait considérablement enrichi nos connaissances, d’une manière ou d’une autre. Ceci étant dit, les deux témoins de Marc et Luc qui viennent d’être publiés ont toutefois une très grande valeur pour la critique textuelle, soit pour confirmer le texte déjà connu, soit pour informer sur la présence ou non de variantes par ailleurs connues ; en l’occurrence, il ne semble pas y avoir de cas inédits.

Faut-il s’en étonner, c’est d’Egypte encore que provient le papyrus ; Egypte terre propice à la préservation des manuscrits, ce qui n’est pas autant le cas de la Palestine. Pour être allé en Galilée dernièrement, où nous avons surtout connu pluies et averses torrentielles, j’avoue que si le temps était ainsi à l’époque, je m’explique mieux l’absence de découvertes papyrologiques dans cette contrée…

A cet égard le hasard est curieux : je viens d’intégrer plus de 60 000 papyri à Bible Parser Web App, dont… les 80 premiers volumes de la collection d’Oxyrhynque. Vous pourrez donc prochainement consulter (depuis le Dictionnaire linguistique notamment), comment un terme est employé dans ces corpus : NT, LXX, APF, OTP, JOS, PHI, APO… plus les Papyri (PAP), ainsi qu’un large corpus d’auteurs grecs (Pères de l’Eglise et auteurs classiques), CAG. L’AT ne sera pas en reste puisque de nouvelles bases ont été ajoutées : le Talmud (TBA), les manuscrits sectaires de la Mer Morte (DSS), et le Siracide en hébreu (SIR).

Pour en savoir plus : Transcription (ou ici) – l’excellent article de ETCla confirmation de Daniel Wallace – son second post ; voir aussi : Brice C. Jones | Larry HurtadoHead 2012 | EES

Mai 20 18

Bible Parser Web App (vidéo)

by areopage

Voici une modeste présentation vidéo de Bible Parser Web App, qui vise surtout à indiquer le mode de fonctionnement de l’outil. Tout n’est pas présenté, tant s’en faut. Je reviendrai par le menu sur les fonctionnalités et les nombreuses bases de données disponibles dans un prochain post.

Mai 6 18

Paul, Apôtre du Christ

by areopage

Ce n’est pas tous les jours que la Bible est portée sur grand-écran, mais quand c’est le cas les attentes sont toujours grandes. Les dernières tentatives, comme Noé ou Exodus, ont laissé un goût bien amer. Il est donc naturel d’être méfiant. En la matière ma méthode consiste à ne pas m’attendre à ce que l’évangile soit fidèlement porté à l’écran. Ainsi je ne suis jamais déçu, ou au contraire, agréablement surpris. C’est d’autant plus nécessaire quand un long-métrage s’attaque à une période sur laquelle le récit biblique est silencieux ou évasif, car on peut alors laisser libre-court à l’imagination, ou (pire) invoquer largement des récits apocryphes qui n’ont pas manqué de combler les « lacunes ».

Il en est ainsi pour le film de Andrew Hyatt qui vient de sortir. La trame se situe en dehors du récit biblique : Paul emprisonné à Rome sur ordre de Néron, en attente de sa sentence. Luc, le médecin, vient à ses côtés pour collecter le récit de ses actes.

Un tel scénario comble donc notamment le silence des derniers versets des Actes (28.30-31, BJ):

Paul demeura deux ans entiers dans un appartement qu’il avait loué, et il recevait tous ceux qui venaient le voir. Il prêchait le royaume de Dieu, et enseignait ce qui regarde le Seigneur Jésus-Christ avec toute liberté et sans aucun empêchement.

Cette résidence était surveillée. Il est probable qu’il a ensuite été libéré (vers 63), puis qu’il a visité l’Espagne ainsi que la région égéenne (GDB 1215), avant d’être de nouveau arrêté sur ordre de Néron, après l’incendie de Rome (Tacite, Annales XV, 44, cf. Grimal 1993 : 395-396). C’est dans ce contexte qu’il faut sans doute comprendre 2Ti 4.6-22, qui fait allusion à ce deuxième emprisonnement, cette fois-ci avec une perspective d’acquittement bien mince, et des conditions de détention beaucoup plus rigoureuses (cf. v. 6-7, 18).

Le film élabore donc son scénario autour de Paul emprisonné, attendant la fin, période durant laquelle seul Luc est à ses côtés (cf. 2Ti 4.11). Mais puisque ni les Actes ni les épîtres n’indiquent les circonstances du martyre de Paul, d’autres sources sont alors invoquées, et sans doute peut-être les Actes de Paul (XIV-XVI, cf. Pléiade, Écrits apocryphes chrétiens, I : 1172-1177 ; pour la condamnation par Néron, et la sentence de décapitation), les Actes de Pierre (VI, pour le voyage en Espagne ; cf. Pléiade, Écrits apocryphes chrétiens, I : 1063) ou encore 1 Clément 5.5-6 et Eusèbe de Césarée (Histoire ecclésiastique II,25,5-7 et III,1,3, cf. Bardy 2003 ; pour le lieu de la décapitation, sur la voie d’Ostie, ainsi que d’autres détails).

Quand ces événements ont-il eu lieu ? Sur la datation, les spécialistes hésitent entre 64, suite à l’incendie de Rome (thèse du film ; cf. ABD 5 : 191), 65 (DPL 687) ou 67-68 (cf. GDB 1215, ZEB 4:732Baslez 1991 : 291). En l’occurrence il semble que la tradition, apocryphe comme patristique, soit digne de confiance : c’est en effet à Rome, au début des années 60, qu’il faut situer le martyre de Paul ; peut-être à la suite du fameux incendie, ou consécutivement, soit par sa qualité de chrétien devenue subversive, soit en raison de sa prédication et des agitations afférentes.

Impressions sur le film

La salle était vide, nous étions seulement deux, et c’était navrant. A l’heure des super-héros, les vrais super-héros n’attirent en fait pas grand-monde. Le film est bien fait, prenant. Il décrit les premiers chrétiens de Rome et les périls multiples qu’ils subissaient. On y voit opérer Aquila et Priscille autour d’une communauté qui tente de vivre paisiblement, mais qui connaît des divisions en interne, principalement causées par la cruauté des Romains, et la question de savoir s’il convient, ou non, de défendre voire de répliquer. Luc le médecin y joue un rôle clé, tout comme le couple Aquila – Priscille. Luc fait des allers et retours en prison, et transcrit les mémoires de Paul, qui revient sur certains faits marquants de sa vie (notamment les persécutions qu’il orchestra contre les chrétiens, et sa conversion). Le personnage de l’apôtre, campé par James Faulkner, est impressionnant. On dirait un prophète des temps antiques, qui dégage un charisme captivant. Les discours sont émaillés de citations bibliques. Un régal.

Ce n’est pas un grand film d’action. Le réalisateur laisse la place à la contemplation, et n’introduit une histoire dans l’histoire (le chef de la prison et sa fille malade) que pour accentuer l’émotion suscitée par le sort des chrétiens dans leur ensemble d’une part, et celui d’une fillette romaine d’autre part. Paul n’y est pas le grand orateur qu’on pourrait imaginer. Il est juste en attente de sa délivrance. Il a combattu le beau combat. Il est prêt. Il attend de rejoindre le Christ. C’est pratiquement tout ce qui lui importe. Mais persuadé par Luc, il se livre quelque peu. Ses échanges avec le chef de la prison lézardent progressivement l’arrogance du Romain.

C’est à n’en pas douter un film à voir et à revoir, qui donne à réfléchir sur les derniers jours de l’apôtre des nations, et les premiers jours du christianisme naissant.

Le film est dédié à tous ceux qui sont persécutés pour leur foi. Il y a de quoi faire. Les chrétiens sont encore très largement persécutés de nos jours. A cet égard, les Témoins de Jéhovah sont une cible de choix dans plusieurs pays dans le monde, et dernièrement la Russie. Le film leur est donc aussi dédié.

Pour en savoir plus : Site officiel (avec bonus)Paul (ZEB) | Paul (Wiki) | Paul (EP) | Paul (DEB) – Quelques lectures : Baslez, Decaux, Renan | Eatsman

En DVD : je vous recommande chaudement La Bible (Reece/Mitchell) : le format est celui d’une série, et le récit biblique est illustré de la Genèse aux Actes ; la suite étant AD (mais zone 1).

Avr 28 18

ירושלים

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המלחמה ראשית משלוח יד בני אור להחל בגורל בני חושך
– 1Q33 1.1

… ἰδοὺ ἀναβαίνομεν εἰς Ιεροσόλυμα, καὶ ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου παραδοθήσεται…
– Marc 10.33

Avr 26 18

נצרת

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… ἀπεστάλη ὁ ἄγγελος Γαβριὴλ ἀπὸ τοῦ θεοῦ εἰς πόλιν τῆς Γαλιλαίας ᾗ ὂνομα Ναζαρὲθ
– Luc 1.26

Avr 26 18

כפר נחום

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καὶ σύ, Καφαρναούμ… ἕως ᾅδου καταβήσῃ· ὅτι εἰ ἐν Σοδόμοις ἐγενήθησαν αἱ δυνάμεις αἱ γενόμεναι ἐν σοί, ἔμεινεν ἂν μέχρι τῆς σήμερον.
– Matthieu 11.23

Avr 25 18

ים כנרת

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Εν δε τη γη Εβραιων ποταμον τινα Ιορδανον και αυτος οιδα λιμνην Τιβεριαδα ονομαζομενην διοδευοντα, ες δε λιμνην ετεραν καλουμενην θαλασσαν Νεκραν, ες ταυτην εσιοντα και υπο της λιμνης αυτον αναλουμενον.
– Pausanias le Périégète, Periegesis,V, 7,4-5

Περιπατῶν δὲ παρὰ τὴν θάλασσαν τῆς Γαλιλαίας εἶδεν δύο ἀδελφούς… καὶ λέγει αὐτοῖς· δεῦτε ὀπίσω μου, καὶ ποιήσω ὑμᾶς ἁλιεῖς ἀνθρώπων
– Matthieu 4.18-19

Avr 24 18

עין גדי

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Engada oppidum infra Essenos fuit, sed excisum est.
– Solin, Collectanea 35.12

הִנֵּה דָוִד בְּמִדְבַּר עֵין גֶּֽדִי
– 1 Samuel 24.1

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