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Nov 20 17

Collection Clé-Professionnel (Logos)

by areopage

Les Editions Clé s’apprêtent à publier une quatrième collection de ressources pour le logiciel biblique Logos. Ils ont déjà publié un Pack Clé Découverte, un Pack Clé Premier, et les Commentaires MacArthur du Nouveau Testament. Je connais bien les deux premiers packs, et à mon avis ce sont des incontournables. Voici donc le pack « Pro ».

C’est encore une belle addition pour Logos, car quelques ouvrages importants sont intégrés [contenu détaillé] :

  • une édition « reverse interlinear » de Louis Segond (j’ai participé à plusieurs petits livres prophétiques pour cette édition ; j’ignore si ce travail a été repris ici),
  • le dictionnaire grec – français du NT par Carrez,
  • un dictionnaire biblique (Bost) et les notes d’étude de NBS et Colombe,
  • deux commentaires bibliques généraux (du Chercheur, Contemporain),
  • une introduction à l’AT, et deux à la théologie.

Le prix de lancement est fixé à 139 Eur ($165). Il passera prochainement à 165€ ($195).

Quand on voit le prix et le contenu, il y a un mélange d’excitation et de déception. Excitation car la reverse interlinear de LSG, le dictionnaire de Carrez et peut-être le commentaire du Chercheur, sont des outils précieux, surtout pour ceux qui ne maîtrisent pas l’anglais. Et déception car évidemment on en voudrait plus, beaucoup plus.

Le seul dictionnaire biblique intégré est celui de Bost. Et pourquoi pas le Westphal, ou celui de Migne/Calmet ?

Un dictionnaire d’hébreu biblique autre que le Strong aurait été le bienvenu, comme celui de Marchand-Ennery ou pourquoi pas le Sander et Trenel, ou mieux encore, celui de Ph. Reymond, réédité récemment par la SBF…

Pour rappel, ma page « Logos 5 Free Modules Library » fournit 60 modules intégrables à Logos via la fonctionnalité Livres Personnels (explication vidéo). Vous verrez que ma bibliothèque de ressources, qui est entièremeent gratuite, n’a pas grand-chose à envier à ce pack : dictionnaires de grec (Bailly abrégé, Hellemme, Strong, Liddell-Scott abrégé), références encyclopédiques (Westphal, Calmet, Hastings, ISBE, Easton, Fausset, Catholic Encyclopedia, McClintock & Strong, etc.), apparat critique du NT, Pères apostoliques, Pères de l’Eglise, et même Talmud. Sans compter les 23 versions bibliques, dont 11 françaises.

Quand on connaît la multitude des ressources, souvent de qualité, disponibles dans le domaine public, on ne peut s’empêcher d’être un peu déçu par un module « pro » comme celui des Editions Clé. Pour autant, il s’agit en l’occurrence de références principalement récentes et sous copyright. Il n’est donc pas équitable de comparer. Il serait toutefois souhaitable que cet éditeur intègre davantage de ces ressources, formatées de manière professionnelle (oui car mes formatages quoique globalement satisfaisants sont loin du niveau « pro »). Et si d’aventure l’éditeur passe sur cette page, je l’invite à utiliser à sa guise le travail mis à disposition (y compris s’il le revend sous une forme magnifiée).

Ceci étant dit, je vous encourage à vous procurer ce pack. Attention il s’agit encore d’une  précommande, car en dépit de la communication récente autour de sa sortie, il n’est pas disponible au téléchargement à ce jour. Je reviendrai peut-être sur son contenu prochainement.

Pour ceux qui voudraient pousser plus loin avec Logos, d’autres ressources en français – parfois très excitantes ! – sont disponibles ou à l’état de projet (attention pour les projets, patience, patience, cela prend souvent des années et ce n’est jamais garanti) :

Par ailleurs il existe des formations vidéo en français pour apprendre à utiliser Logos : par Stéphane Kapitaniuk (maîtrisez Logos en 30 jours) et par Timothée Minard (édition avancée). Elles paraissent extrêmement intéressantes, et je m’y inscrirai à l’occasion. En effet j’utilise Logos depuis sa version… 2… eh oui tant d’années déjà, et je dois dire que je souscris entièrement à la remarque formulée par un des utilisateurs de ces formations : avec Logos, on a une BMW, mais on s’en sert trop souvent comme d’une 2CV…

Nov 8 17

La Bible du Centenaire (AT 1941-1947, NT 1928-1929)

by areopage

Je rêvais depuis des années de mettre la main sur ces volumes rares et précieux : c’est enfin chose faite, grâce à un lecteur de ce blog, que je remercie vivement. Au volume quatre, consacré au Nouveau Testament, et que j’ai présenté récemment, s’ajoutent donc trois autres volumes pour former un tout complet : I. La Loi, II. Les prophètes, III. Les Écrits, IV. Le Nouveau Testament. De forts beaux volumes en vérité.

Je ne m’étendrai pas ici sur les nombreuses trouvailles qu’il est loisible d’y faire, et des nombreuses curiosités qui en émaillent les pages. Je rappelle seulement qu’il s’agit d’une bible à l’état de l’art de son époque, munie de notes abondantes qui n’ont pas toutes vieillies (dont on retrouve la substance dans des versions bien modernes), et qu’elle présente de surcroît un second appareil de notes concernant l’établissement du texte. Je ne m’arrêterai donc que sur quelques points bien arbitraires…

Sur le texte traduit, les auteurs témoignent d’une surprenante modernité, vol. I. p. VI :

La TRADUCTION est basée sur la comparaison des meilleurs témoins du texte. Cette méthode a prévalu depuis longtemps pour le Nouveau Testament. Mais, en ce qui concerne l’Ancien, c’est, on peut le dire, une nouveauté. Toutes les versions françaises courantes suivent, exclusivement ou à peu près, l’édition hébraïque traditionnelle (massorétique), établie par les rabbins entre le IIe et le IXe siècle après J.-C. Or nous possédons d’autres témoins du texte, qui, dans bien des cas, nous ont conservé des leçons meilleures : le Pentateuque samaritain, les versions grecques, syriaques, latines, les Targoums. Ces diverses sources d’information ont été soigneusement utilisées pour l’établissement de la présente traduction.

Plus loin, les traducteurs s’expliquent sur l’emploi de conjectures, mais jusqu’à un certain point, vol. I. p. XVIII :

En comparant les variantes fournies par les divers témoins et en en appréciant la valeur selon les méthodes critiques ordinaires, on arrive, en général, à retrouver, sinon la teneur même de l’original, du moins un texte plus ancien et plus correct que celui de l’édition massorétique. Quand ni les manuscrits ni les versions anciennes ne fournissent de leçon satisfaisante, on peut assez souvent restituer par conjecture les mots dont l’altération a donné naissance aux variantes en présence. Il est, enfin, des cas où le plus sage est de confesser loyalement qu’il nous est impossible, à l’heure actuelle, de rétablir avec quelque assurance un passage manifestement corrompu. Nous avons alors pris le parti de mettre dans notre traduction des points et d’indiquer en note le sens littéral des mots qui figurent dans l’édition massorétique, et, éventuellement, de ceux que donnent quelques anciennes versions.

L’une des premières instances de cette méthode concerne le texte, quelque peu obscur en effet, de Genèse 4.7. Les autres cas sont nombreux, citons par exemple Cantique des cantiques 6.12, ou Job 23.12,2425.

Sur la méthode de traduction, les auteurs indiquent, vol. I p. VI :

On a visé à donner une traduction scrupuleusement fidèle. On s’est donc gardé d’harmoniser les textes ou d’en déguiser les difficultés. D’autre part, l’on a fait effort pour conserver la couleur et le mouvement de l’original afin de permettre au lecteur moderne d’en goûter la saveur antique et d’apprécier la beauté littéraire qui s’y rencontre fréquemment. Pour la même raison, l’on s’est attaché à rendre la pensée des auteurs en un français clair et actuel, plutôt qu’à décalquer les mots et les phrases des écrivains hébreux.

La forme du nom divin retenue est Yahvé, et expliquée ainsi, vol. I p. XV :

L’usage s’était établi de remplacer dans la lecture de la Bible, certains termes, devenus triviaux, par des synonymes jugés moins crus. Le texte sacré étant tenu pour immuable, les massorètes y laissèrent les consonnes du mot qui ne se lisait plus (du ketib, c’est-à-dire de « ce qui est écrit »), mais écrivirent au-dessous les voyelles du terme qu’il fallait lui substituer dans la lecture (le qeré, « ce qui doit être lu »), les consonnes de ce terme étant indiquées dans une note. Le même procédé fut appliqué à un vocable que les Juifs, dès avant l’ère chrétienne, s’abstenaient de prononcer par respect religieux : le nom propre du Dieu d’Israël, Yahvé. Ils le remplaçaient par un titre divin « le Seigneur » (en hébreu ‘adônay) – c’est ainsi que la version des Septante et la Vulgate traduisent toujours « Yahvé », – ou si le mot « Seigneur » était déjà adjoint au nom Yahvé, par « Dieu » (en hébreu ‘elohîm). Les massorètes, conformément à leurs conventions, laissèrent dans le texte les consonnes « Yahwèh », YHWH, et mirent dessous les voyelles du mot qu’il fallait lire : ‘adonay ou ‘elôhîm, donc a, ô, â, ou e, ô, î. Bien entendu aucun Juif n’a jamais lu Yehowah, ni Yèhowîh. Le nom de Jéhova provient d’une bévue commise par les premiers hébraïsants chrétiens lorsque, au moyen âge on commença, dans l’Eglise, à s’initier à la langue de l’Ancien Testament : ils lurent les consonnes de « Yahwé » avec les voyelles d’Adonaï. La prononciation réelle du tétragramme sacré nous a été conservée grâce aux Samaritains, qui ne partageaient pas les scrupules des Juifs : ils lisaient, nous disent les Pères de l’Eglise, Ἰαβέ, Ἰαβαί, Ἰαή, c’est-à-dire Yahvé. C’est la transcription que nous avons adoptée comme le font depuis longtemps la plupart des ouvrages de science et même certains manuels scolaires.

On y retrouve donc toutes les inepties qui ont perduré jusqu’à ce jour, mais qui commencent à s’étioler sérieusement (voir par ex. ici, ici ou ici).

Je termine par les deux premières pages de la Genèse, pour vous donner une idée plus précise.

 

Oct 27 17

Biblical Hebrew Vocabulary by Conceptual Categories (Pleins & Homrighausen, 2017)

by areopage

Apprendre une langue, c’est d’abord apprendre du vocabulaire. Privilégier la syntaxe sur le vocabulaire conduit à diminuer l’intérêt même de l’apprentissage : car avec une langue nouvelle, on accède à d’autres littératures, d’autres savoirs, d’autres représentations du monde, mais l’on conviendra que cet accès est d’un intérêt douteux si pour comprendre un texte on passe son temps dans les pages du dictionnaire…

En France, les méthodes d’apprentissage du vocabulaire de grec et d’hébreu bibliques sont quasi inexistantes. Quand elles existent, comme j’ai pu en faire mention pour l’hébreu et l’araméen, la méthode ne favorise en aucun cas l’assimilation. Quant aux méthodes, elles n’introduisent généralement que quelques centaines de termes tout au plus, ce qui est très insuffisant.

Il manque donc des méthodes plus rationnelles visant à enseigner le vocabulaire en tenant compte des processus cognitifs : répétition, analogie, dérivation, illustration. Ces quatre biais permettent à mon sens de formuler des concepts, des domaines sémantiques, bien plus propices à la mémorisation qu’un terme choisi sur la seule base de sa fréquence dans un corpus.

Vous remarquerez que dans l’apprentissage des langues modernes (et même anciennes, cf. Bertrand, Guisard & Laizé), on recourt bien évidemment aux domaines sémantiques pour enseigner le vocabulaire. Mais pas pour les langues bibliques, ou si peu.

L’ouvrage de Pleins et Homrighausen, Biblical Hebrew Vocabulary by Conceptual Categories – A Student’s Guide to Nouns in the Old Testament (Zondervan, 2017) tente de répondre, pour partie, à cette lacune. A côté de méthodes traditionnelles fondées sur les fréquences (ex. Van Voorst, Metzger), il existait déjà pour le grec biblique une approche par domaines sémantiques, celle de Wilson & Oden. Depuis quelques mois, on dispose donc désormais d’un outil équivalent pour l’hébreu biblique.

L’ouvrage tient ses promesses. Plus de 175 catégories permettent de parcourir une vaste étendue du vocabulaire d’hébreu biblique. Quand c’est pertinent, les rubriques commencent par les termes généraux avant d’aborder les termes plus spécifiques. Chaque entrée renvoie à une référence scripturaire à titre d’illustration. Les définitions sont simples et précises, et les auteurs signalent les termes hapax (H) ou peu fréquents (<10x) de manière discrète (R). Quand le sens est débattu, un renvoi aux meilleures études disponibles est effectué (le DCH, le SDBH, ainsi qu’une multitude de monographies ou articles spécialisés). C’est d’ailleurs le point fort de ce manuel : il est récent, et bien renseigné. Quelques appendices complètent le tout : le premier (pp.143-147) est un guide pour des lectures complémentaires. Thème par thème, les références bibliographiques principales sont mentionnées (il manque toutefois le récent Daily Life). Le deuxième (pp.148-150), assez court, mais qui a dû représenter une belle somme d’investigations, recense, thème par thème là-encore, les passages bibliques proposant la plus belle concentration de vocabulaire pour un concept donné. Deux indexes clôturent l’ouvrage : termes hébreux (pp.151-164), et index scripturaire (pp.165-176). La bibliographie quant à elle est placée en début de volume (pp.22-26), et recèle quelques perles. L’ouvrage n’est pas bien épais, mais, à mon avis, relativement efficace, pour peu du moins qu’on se donne la peine de l’aborder avec méthode.

Comme on le constate d’emblée avec son sous-titre – A Student’s Guide to Nouns in the Old Testament -, l’ouvrage fait le choix de ne lister que les noms communs de l’Ancien Testament, ce dont les auteurs se justifient ainsi (extrait) :

The choice in this book has been to focus on nouns over verbs. We occasionally note participle forms that are used as nouns, and we sometimes note verbs when they seem key to the semantic field as an assistance to the student. Too often « objects » are underplayed when teaching students biblical grammar. Understandably, biblical language instruction emphasizes the Hebrew verb, primarly due to its many stems and the seemingly endless numbers of weak verbs. Unfortunately, however, when elementary grammar study comes to a close, the lack of an extensive exposure to nouns quickly leads to frustration for the student reader and ends in many wasted hours leafing through the lexicon. Our philosophy is that an ancient child did not need a dictionary to learn to read Hebrew and neither should you. (Dictionaries are for reference, not for language acquisition.) This book tries to imitate something of the immersive quality of genuine language learning by gathering words that would normally occur together in a given lexical moment. A volume built on nouns can aid students in their acquisition of verbs. Certainly, because of the close tie between verbal roots and nouns in Biblical Hebrew, it is in principle possible to construct a topical book using verbs instead of nouns. But nouns, because they can be pictured, are generally more memorable of the two. (p.19)

Même si l’on peut regretter l’absence d’un manuel plus complet, l’argument se tient. Des choix sont forcément nécessaires, au risque de décourager le novice. Proposer à un étudiant de mémoriser les 9980 termes figurant dans l’Ancien Testament (cf. Andersen & Forbes), ce n’est peut-être pas raisonnable. Si les auteurs n’avaient retenu que des verbes, l’intérêt de la méthode en serait certainement fortement diminué. Le système triconsonantique (contestable au demeurant, cf. Sibony, Bohas) est tout sauf intuitif, et par la nature plus restreinte des combinaisons possibles, de nature « discriminante » moins évidente, et donc plus difficilement mémorisable…

Il reste que, comme d’autres manuels, la méthode Pleins & Homrighausen présente quelques désagréments. Le premier tient à l’aridité. Les listes s’enchaînent et se ressemblent. On passe d’une sous-catégorie à l’autre sans relief. Si les catégories et sous-catégories sont dans l’ensemble bien pensées d’un point de vue conceptuel, aucun subterfuge ne vient égayer, exciter et favoriser la mémorisation. Ce qui conduit au deuxième désagrément qui est lié : la mémorisation passant par l’analogie, la dérivation, l’illustration ou encore l’exemple, ont peut regretter l’absence de synonymes, de dérivés, de visuels ou encore de citations. Plus encore serait souhaitable le recours aux idiomes, aux expressions idiomatiques, pour faire état non pas seulement des acceptions, mais aussi des usages.

Autrement dit le vocabulaire s’acquiert mieux, à mon avis, dans un contexte global : lexème, synonymes du lexème, emplois du lexème dans des exemples percutants (et la Bible dispose d’un répertoire quasi infini d’exemples percutants !), expressions métaphoriques ou idiomatiques, différents dérivés (pour mémoriser plus de mots avec un effort minimum), et pourquoi pas équivalents grecs… auxquels on ajouterait répétitions dans d’autres concepts connexes, et d’autres contextes.

C’est la faiblesse de cette méthode : catégories et listes de mots sont assurément le point de départ fondamental. Il faudrait y ajouter de quoi retenir l’attention : des exemples, du contexte. Mais malgré cette faiblesse, il faut saluer cette méthode, qui sans doute ouvre la voie. J’ajouterais – excusez la lapalissade – que c’est en anglais. Dans les études bibliques, on s’est habitué bon gré malgré à se passer quand il faut de la langue de Molière. Gageons toutefois qu’apprendre une langue par le biais d’une autre langue, ce n’est pas idéal…

Occasion m’est ainsi donnée de signaler que je travaille – depuis des semaines et des mois – sur un projet de Vocabulaire de grec biblique visant précisément à répondre à la lacune méthodologique de l’apprentissage du vocabulaire de grec biblique (NT, et en partie LXX) pour le public francophone. J’admets que le projet est ambitieux, mais son intérêt est évident : il n’y a tout simplement pas de méthode !

J’ai pris le parti d’introduire tout le vocabulaire du NT. L’entreprise est donc gigantesque dans la mesure où il faut classer l’ensemble du corpus par catégories, sachant qu’un vocable donné peut se retrouver dans plusieurs catégories. J’ai aussi décidé d’indiquer, aussi souvent que nécessaire, les synonymes, les dérivés, les expressions idiomatiques et les versets emblématiques. Chaque section se termine par les équivalents hébreux, pour tisser des liens entre le monde du NT et celui de l’AT. Des références bibliographiques sont disponibles quand il s’agit des realia de la vie quotidienne. Où l’on perçoit ainsi qu’appendre le vocabulaire, c’est appréhender la civilisation. Pour couronner le tout, j’inclus des visuels tirés de manuels plus ou moins vintage, visant à frapper l’esprit, et stimuler la mémorisation.

Je vous propose de découvrir une rubrique : Fontaine, Vocabulaire de grec biblique 6. Habitat, constructions.

Oct 15 17

Bible Parser 2015 : v.739

by areopage

La mise à jour 739 de Bible Parser 2015 sort ce jour et introduit quelques nouveautés.

1. Informations pour le chapitre en cours

Cliquez droit sur le bouton Thèmes Bibliques pour découvrir ce nouvel outil. Vous y trouverez :

  • un encart avec l’auteur (rédacteur) du livre biblique, la date de composition (points de vue « minimaliste » et « maximaliste »), le corpus (canon juif et canon protestant), ainsi que le nombre de chapitres et versets ; il est possible de cliquer sur l’auteur pour consulter les Références françaises

  • la péricope dans son contexte : selon les cas, l’outil indique généralement les péricopes qui précèdent et suivent le passage en cours ; possibilité de consulter les passages en question

  • les visuels pour tout le chapitre en cours

  • les citations ou allusions AT/NT opérées dans le chapitre en cours (le verset en question peut être consulté, ainsi que la citation/allusion afférente)

  • les mots rares du chapitre : tous les moins figurant 20x ou moins, avec informations au survol (définition, occurrences) et possibilité de lancer le Dictionnaire linguistique

  • les hapax legomena : liste des mots ne figurant qu’une seule fois dans le NT

  • pour les synoptiques : accès à des informations de base

 

 

Cet outil permet donc de prendre un peu de hauteur : contexte immédiat, style, sujets abordés (les visuels et les citations orientent bien vite la recherche).

Il n’a pas été simple de fixer des dates pour la composition des différents livres, tant les désaccords sont nombreux et profonds. Je me suis fondé sur de nombreuses références (encyclopédies, bibles d’étude et introductions principalement), avant d’harmoniser le tout, en m’aidant grosso-modo de la page Datation de la Bible de Wikipédia, qui en vérité fait une bonne synthèse de la cacophonie ambiante. Les données restent sujettes à modification le cas échéant. Il en a été de même pour les auteurs, à ceci près qu’en cas d’absence de position claire je m’en suis tenu à la position traditionnelle.

Et l’outil a vocation à fournir d’autres informations du même type.

2. Nouveaux modules

A côté de ce nouvel outil se greffent 4 versions bibliques supplémentaires : Berean Greek Bible, Berean Study Bible, Berean Literal Bible et Berean Interlinear Bible. Pour en savoir plus.

De leur côté, les Commentaires accueillent une nouvelle référence, Daniel-Rops, La vie quotidienne en Palestine au temps de Jésus : les 1475 versets cités dans ce manuel des plus passionnants sont indexés. Cliquez et Bible Parser ouvre le chapitre dans lequel figure la note en question. Pour activer ce nouveau commentaire, rendez-vous dans Options > Préférences générales > Personnaliser les commentaires.

  

3. Recherche lemmatique / français

Désormais Bible Parser effectue une requête via Request Builder lorsque vous sélectionnez une portion de texte (LSG uniquement) pour lancer une recherche lemmatique (en cliquant droit sur la loupe Recherche).

Cette méthode est bien plus efficace et plus rapide que la précédente.

Pour télécharger gratuitement la mise à jour : v.739

Enfin, petit gadget qui concerne le web app, il est désormais possible de placer un raccourci sur votre Bureau, avec l’icône associée (du moins sur iPhone et iPad ; systèmes Android non testés).

   

Sep 22 17

La Bible du Centenaire (NT, 1929)

by areopage

La Bible du Centenaire n’est guère facile d’accès. Elle n’en est que d’autant plus intrigante. Elle devait paraître initialement pour 1918, à l’occasion du centenaire de la Société Biblique Protestante de Paris, fondée en 1818. Mais son élaboration a pris plus de temps que prévu. Commencée en 1911, elle n’a été achevée qu’en 1947. Ses objectifs étaient ambitieux : il s’agissait de tenir compte de tous les témoins du texte, produire une traduction n’occultant pas les aspérités du texte, le tout assorti de notes abondantes et d’introductions détaillées. Ce fut Alfred Lods qui fut en charge de l’Ancien Testament, et Henri Monnier du Nouveau.

Si l’entreprise était ambitieuse, et si elle a pris plus de temps que prévu, elle n’en a pas moins relevé le défi qui était le sien.

De sérieux efforts sont faits pour rendre en français les caractères spécifiques des écrivains bibliques, en particulier quand il s’agit de poésie. Des introductions substantielles, des notes historiques, géographiques, archéologiques, fournissent tous les éclairages que peut fournir la science biblique du moment. La Bible du Centenaire, si elle ne connaît pas une large audience, ouvre cependant des voies nouvelles en ce qui concerne la traduction et les annotations. Les Bibles qui paraîtront ultérieurement bénéficieront de cette entreprise exceptionnelle menée par des spécialistes protestants francophones. (Delforge 1991 : 275-276).

Ainsi s’exprime Frédéric Delforge sur cette version. Il ajoute qu’elle n’a jamais eu d’édition populaire, ce qu’explique par ailleurs Daniel Lortsch :

Cet immense ouvrage, fruit d’un labeur considérable mené par des hommes compétents, n’a guère eu de succès. Evidemment les quatre gros volumes sont mieux à leur place dans une bibliothèque spécialisée que dans les mains du lecteur moyen et ne sont pas à la portée d’une bourse modeste. On aurait pu en faire paraître une édition à plus petit format. En réalité l’ouvrage était probablement trop savant pour le lecteur moyen, et surtout il se heurtait à la méfiance des croyants évangéliques, en particulier à cause de ses notes souvent libérales. (…) Il faut ajouter cependant que les traductions ultérieures ont pu bénéficier de ce qu’il y avait de bon dans cette entreprise, qui ne se solde donc pas uniquement par un échec. (Lortsch et Nicole 1984 : 247-248)

Les vues parfois libérales exprimées dans les notes, et le format très onéreux, ont sans doute eu raison de cette entreprise considérable, « dans l’ensemble très fidèle » (Lortsch). Alfred Kuen précise que cette version « a servi de modèle à la Bible de Jérusalem et à la T.O.B. » et qu’elle est « malheureusement (…) devenue introuvable » (Kuen 1996 : 37). On trouve d’autres détails intéressants sur cette version dans l’ouvrage dirigé par Bogaerts, Les Bibles en français du Moyen Âge à nos jours (Brepols, 1997 : 184-185), notamment la liste des collaborateurs et les livres bibliques qui leur ont été confiés.

C’est bien en raison de l’édition populaire du Nouveau Testament seul, chez Payot en 1929, qu’une partie de cette entreprise a pu être connue du grand public.

J’ai en mains l’édition « maniable » du NT, qui est déjà un beau volume (270 x 180 mm), et je dois dire que, sans être tout feu tout flamme, en raison spécialement de quelques mots un peu vieillis çà et là, je suis très agréablement surpris par la haute tenue de la traduction, par ses tours généralement heureux y compris dans les portions difficiles, et bien sûr par ses notes précises, souvent amples, et qui justifient de manière sereine et argumentée les prises de position. Certaines d’ailleurs surprennent par leur audace.

Au commencement était le Verbe. Le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était un être divin. (Jean 1.1)

D’aucuns jugeront la traduction « libérale », pour ma part je la trouve simplement honnête et exacte, pour des raisons dont je me suis déjà expliqué (12, et 3). On notera au passage qu’en 1.18 la leçon ὁ μονογενὴς υἱὸς est préférée à l’assez douteuse ὁ μονογενὴς θεὸς.

Depuis les jours de Jean-Baptiste jusqu’à maintenant, le Royaume des cieux est pris par violence, et les violents s’en emparent. (Matthieu 11.12)

Là-encore la traduction est précise, et n’introduit pas de parti-pris. La note g précise par contre que le locus est obscur, et que trois explications peuvent être avancées. Je trouve cette note d’une concision et d’une efficacité remarquables. La dernière explication, peut-être celle plus spécialement préférée par les traducteurs, est celle qui me paraît plus clairement étayée dans le contexte immédiat de Matthieu (mais sens différent chez Luc ; cf. 1, 2, 3).

Vous aurez peut-être remarqué les lettres « P » et « S » en marge : il s’agit d’un système commode indiquant par M, les passages qui se trouvent aussi dans Marc, P, qu’il est particulier à l’évangile en cours, et S qu’il appartient à une source commune à Matthieu et à Luc. D’autres notes indiquent les citations de l’AT (avec la lettre G si la citation est conforme à la Septante contre le texte massorétique).

(…) les patriarches, et dont Christ est issu, selon l’ordre naturel. Que le Dieu qui est au-dessus de toutes choses soit à jamais béni ! Amen. (Romains 9.5)

Les doxologies pauliniennes ne sauraient être invoquées pour étayer le moindre soupçon trinitaire. Chez Paul, la gloire du Père est toujours prééminente, et Jésus en est le dispensateur ou l’intermédiaire de prédilection. Certes Paul n’hésite pas à faire du Christ un être divin auquel est confié le nom au-dessus de tout nom (Philippiens 2.6,9) mais c’est à la gloire de Dieu, le Père (Philippiens 2.11). Cette « gloire du Père » est récurrente sous « sa » plume (ex. Romains 6.4, Éphésiens 1.17, Philippiens 4.20 ; Romains 4.20, 15.7, 16.27, 1 Corinthiens 10.31, 2 Corinthiens 4.15, Philippiens 1.11, 2.11, 1 Timothée 1.17). A mon sens, défendre que Christ est « Dieu au-dessus de toutes choses » est une aberration. Une lecture même rapide des passages précités, à la lumière de 1 Corinthiens 15.27-28, devrait suffire à s’en convaincre.

Ici donc Goguel et Monnier ne sont donc pas si subversifs ou libéraux qu’on pourrait croire. Ils rendent compte du texte, en essayant de ne pas trahir le sens, du moins le sens tel qu’ils le comprennent. C’est une illusion de penser qu’il y aurait d’un côté, le parti-pris, et de l’autre, une pure objectivité. Pour traduire, il faut déjà comprendre le texte. Cette compréhension passe par une nécessaire interprétation. Et cette interprétation passe dans la reformulation finale dans la langue cible (ex. Kuen 1996 : 81-82).

Lui qui avait une forme divine, il n’a pas considéré l’égalité avec Dieu comme une proie à saisir. (Philippiens 2.6)

Pour avoir travaillé plusieurs années sur ce verset (Fontaine 2010), je sais combien son interprétation, et donc sa traduction, est délicate. Mais quand c’est difficile, il faut rester dans son bon sens, examiner le contexte parénétique immédiat, la nature du morceau, sa provenance éventuelle, son substrat réel ou fantasmé. Deux interprétations diamétralement opposées s’opposent, qui ont toutes deux de bons arguments. D’un côté Christ qui ne se prévaut pas de son égalité avec Dieu. Il faut alors expliquer la nature de sa kénose, et son exaltation. Et là, mieux vaut ne pas être un idiôtês (cf. Actes 4.13) ! De l’autre côté, Christ, « en forme de Dieu » car il partageait sa condition et même sa nature, n’a pas cherché à s’accaparer l’égalité (de traitement, d’honneur) avec Dieu, et s’est humblement anéanti sans chercher de gloriole… A l’examen, les justifications sémantique (une expression idiomatique inexistante) et théologique (en fait Christ, ne se départit de sa nature nature divine… dans sa nature humaine) de la première hypothèse sont aussi suspectes que déficientes. Il faut lire le texte dans son sens le plus obvie. Pour ces raisons, je trouve particulièrement réussie la note f, qui résume en quelques phrases ce très vaste sujet… et ce avec une déconcertante sérénité.

(…) Ce fut à Antioche que les disciples furent pour la première fois appelés chrétiens. (Actes 11.26)

Dans ce verset encore, la traduction est sobre, et la note donne les détails utiles à son intelligence, en rappelant que ce n’est pas une providence divine (TMN et quelques autres) qui est à l’origine de ce nom de « chrétiens », mais un « sobriquet ironique » (cf. Fontaine 2007 : 215-216).

Vous l’aurez compris, les notes ne sont pas le moindre des mérites de cette version, et j’ajouterais que les introductions ne dépareillent pas non plus l’ensemble. La présentation elle-même fait sens : ainsi le pericope adulterae est-il relégué, à part, après l’évangile de Jean (p.176) et le chapitre 8 de Jean commence ainsi plus naturellement par le « verset 12 ». Ou bien le chapitre 21 est clairement signalé pour ce qu’il est, un « appendice » (p.174). Ou encore la finale de Marc est-elle restituée aussi abruptement que telle qu’elle est dans la plupart des manuscrits.

Ces quelques exemples ne font sans doute pas pleine justice à cette version. Elle est savante par ses notes, et précise dans son texte. Peut-être un peu plus « exigeante » que la moyenne : son côté « libéral » interpelle sans doute davantage le lecteur en lui évitant de s’assoupir dans la routine. Le lecteur peut alors éprouver ce en quoi il croit, comme le préconise 1 Corinthiens 13.5 : Ἑαυτοὺς πειράζετε εἰ ἐστὲ ἐν τῇ πίστει, εἁυτοὺς δοκιμάζετε.

Je me désespère de mettre la main sur les volumes de l’AT. Introuvables, a prévenu Kuen. Bon, si on met la main à la poche, il y a moyen en fait. Plutôt qu’introuvable, je dirais plutôt inaccessible. Hélas !


Je profite de l’occasion pour signaler une nouvelle version de Bible Parser, la v.738.

La principale nouveauté concerne une nouvelle rubrique « Mots apparentés » dans les Dictionnaires linguistiques grec et hébreu.

  

L’outil permet de repérer des synonymes complémentaires.Il permet de surcroît de lancer directement une recherche dans les Références françaises et anglaises.

Cela n’a l’air de rien, mais je suis persuadé que cela vous permettra non seulement d’utiliser davantage ces deux précieux outils, mais aussi bien plus facilement.

Pour l’anglais, il vous épargne pour le coup la traduction, et vous suggère souvent plusieurs termes.

  

 

Ces mots apparentés sont disponibles pour les deux langues. Pour le grec toutefois, un encart supplémentaire est généré, puisque Bible Parser dispose du WoodhouseEnglish – Greek Dictionary – A Vocabuly of the Attic Language (1910). Il consulte donc directement le mot anglais approprié. Si plusieurs sont possibles, ils sont tous restitués. Et là vous pourrez découvrir d’autres synonymes, ou comprendre l’écart de sens entre le vocabulaire attique et celui de la koinè.

 

Au menu de la version 738, des bugs corrigés bien sûr (navigation et audio surtout), de nouveaux commentaires, de nouveaux visuels, de nouveaux ouvrages dans la Bibliothèque, et une légère amélioration des Introductions dans Exégèse.

Autre petit gadget, mais qui crée du lien entre les passages, la gestion des personnages a été améliorée : Bible Parser reconnaît de nombreux personnages, et sait dissocier les homonymes les plus notoires.

   

    

Sep 4 17

Bible Parser 2015 : v.737

by areopage

C’est aussi la rentrée des classes pour Bible Parser, après un long silence ces derniers mois.  La version 737 qui sort ce jour apporte quelques nouveautés fort sympathiques. La principale concerne la possibilité d’écouter la Bible en français, en hébreu biblique, et en hébreu moderne.

  • Pour l’hébreu biblique, et c’est là où cela devient réjouissant : placez-vous sur la version PAR, et cliquez sur l’icône prévue à cet effet. La lecture par verset est opérée. En revanche si vous consultez une autre version hébraïque de l’AT, comme la BHS, SHO ou ALE, c’est une lecture par chapitre, dramatisée, qui est effectuée. Fantastique, n’est-ce pas ?

  • Pour l’hébreu moderne, placez-vous sur une version hébraïque du NT, comme DLZ, SKG ou HM, et le tour est joué : il s’agit alors d’hébreu moderne, toujours dramatisé.

  • Pour le français enfin, c’est l’option par défaut sur toutes les autres versions.

Pour la lecture par chapitre : si les fichiers sont installés localement sur votre disque, ils sont lancés via l’interface. Dans le cas contraire, ils sont téléchargés à la volée, et la lecture commence dans la foulée.

Pour la lecture par verset : un téléchargement complémentaire est nécessaire.

La seconde nouveauté concerne le volet Introductions, qui figurait de longue date dans Exégèse, mais simplement pour lister les ouvrages disponibles de la Bibliothèque. Désormais cet outil va piocher dans les bibles d’étude disponibles pour afficher l’introduction au livre en cours.

Enfin, last but not least, toujours dans Exégèse, un nouveau module voit le jour, intitulé, faute d’idée meilleure, Vie aux temps bibliques. L’objectif est d’illustrer artefacts, lieux, personnages, animaux, coutumes, bref tout ce qui faisait partie du quotidien des temps bibliques. L’outil propose 2595 visuels, tirés des bibles d’études d’une part, et la monumentale encyclopédie de McClintock & Strong, Cyclopedia, d’autre part. Pour les bibles d’études sont consultés chaque fois les visuels afférents au livre en cours, d’un point de vue général, et, le cas échéant, au verset en cours. Et pour la référence anglaise Bible Parser examine les mots anglais du verset courant (d’après la Lexham English Bible) et consulte les entrées de chaque mot, pour repérer des visuels. On ne s’étonnera donc pas que les visuels ne soient pas toujours parfaitement contextualisés… mais dans l’ensemble, l’outil est satisfaisant (eh oui, désolé, on est encore très loin de l’intelligence artificielle…).

Prenons quelques exemples.

  

  

Parle-ton de chameaux, d’ânes, de mulets ? BP vous trouve les visuels idoines. Parle-t-on de Paul ou de ses voyages missionnaires ? Là-encore BP déniche des cartes ou des portraits. Évoque-t-on une bataille, un empire, des armes, des monnaies ? BP trouve encore des visuels pour tenter de vous faire vivre la scène… Bon certes les visuels ont un petit côté vintage, pour ne pas dire vieillot. En réalité toutefois, de précieuses informations peuvent être distillées çà et là, d’autant que l’outil vous indique quelle entrée de la référence vous permettra d’en savoir davantage… L’outil en est à ses balbutiements, puisqu’il passe par l’anglais pour choisir les visuels: ainsi, plus les mots sont spécialisés (ex. chameau, aloès plutôt que des termes génériques comme maison, femme), plus précis sont les visuels. Mais je ne compte pas en rester là, et l’outil évoluera avec d’autres références, en passant par les langues originales, et sur des termes précis. Pour bénéficier de cet outil, activez-le dans Options.

Enfin, dernière petite nouveauté : lors de la saisie erronée d’une référence biblique, BP vous réoriente désormais plus judicieusement, en favorisant les langues originales.

Sep 3 17

DeepL : mieux que Google ?

by areopage

DeepL Translator est un nouveau service de traduction automatique très prometteur. Lancé par le célèbre portail Linguee, il ambitionne de détrôner tous les tenants du secteur, à commencer par Google Traduction. Son secret réside 1) dans la puissance de calcul du superordinateur alloué à la tâche, 23e mondial, 2) dans des réseaux neuronaux capables de « cartographier » le langage naturel aux fins de l’imiter et 3) à la gigantesque base de données de Linguee, dans laquelle l’outil a pioché pour s’entraîner. Pour l’instant sept langues et quarante-deux combinaisons sont possibles. Vous le remarquerez à l’usage, DeepL traduit effectivement de manière plus naturelle que Google Traduction : c’est qu’il « comprend » manifestement mieux le sens des énoncés.

On peut s’en faire une petite idée si on demande aux deux outils, DeepL et Google Traduction (GT), de traduire 1 Corinthiens 13:11-13 (ESV). On constate d’emblée que l’utilisation des temps chez DeepL est plus logique, et surtout que l’énoncé est un peu mieux compris : là où Google prête à sourire avec son « moyens éducatifs » pour « childish ways », DeepL propose un « manières enfantines » qui va nettement mieux.

J’ai fait d’autres essais : il est bien difficile, en vérité, de départager avec une absolue certitude ces deux outils. Mais de manière générale, il semble que DeepL ait une petite longueur d’avance…

Pour en savoir plus : DeepL – Communiqué de presseLe Monde | VANumerama | Le Télégramme

Août 20 17

Copying Early Christian Texts (Mugridge, 2016)

by areopage

Dans son ouvrage Copying Early Christian Texts (Mohr Siebeck, 2016), Alan Mugridge tord le cou à une idée reçue : que les premières copies chrétiennes des Écritures aient été réalisées surtout par des amateurs, et que par conséquent la tentation ait été grande qu’ils conforment le texte à leurs vues, corrompant ainsi le texte.

It is widely believed that the early Christians copied their texts themselves without a great deal of expertise, and that some copyists introduced changes to support their theological beliefs. In this volume, however, Alan Mugridge examines all of the extant Greek papyri bearing Christian literature up to the end of the 4th century, as well as several comparative groups of papyri, and concludes that, on the whole, Christian texts, like most literary texts in the Roman world, were copied by trained scribes. Professional Christian scribes probably became more common after the time of Constantine, but this study suggests that in the early centuries the copyists of Christian texts in Greek were normally trained scribes, Christian or not, who reproduced those texts as part of their trade and, while they made mistakes, copied them as accurately as any other texts they were called upon to copy.

Pour mener l’enquête – une enquête difficile et délicate – Mugridge examine une large sélection de papyri grecs jusqu’au IVe s, soit 548 documents, classés par catégories: A. Textes de l’Ancien Testament (1 – 149), B. Textes du Nouveau Testament (150 – 263), C. Textes ‘apocryphes’ (264 – 299), D. Textes patristiques (300 – 354), E. Textes hagiographiques (355 – 358), F. Prières liturgiques, hymnes, etc. (359 – 391), G.Amulettes (392 – 446) H. Textes magiques (447 – 464), I. Textes gnostiques et manichéens (465 – 478) et J. Textes non identifiés (479 – 520), K1. Textes juifs de l’Ancien Testament (521 – 536), K2. Autres textes juifs (537 – 545), L. Écrits scolaires (546 – 548). La table 1 (pp.446-458) indique le matériau (papyrus, parchemin, bois) et la forme (codex, rouleau, feuillet) de chaque document. Les tables 2 à 11 (459-514) fournissent quant à elles un luxe de détail quasi invraisemblable (taille des documents, nombre de lettres par ligne et de lignes par colonnes, etc.). D’un intérêt particulier, la table 12 (pp.514 – 517) indique tous les papyri comportant des nomina sacra. Les autres annexes, tout aussi utiles, contiennent une concordance entre les divers catalogues (indispensable, du coup), et des indexes par auteurs, publications, sujets, etc.

L’ouvrage se divise en deux grandes parties : une description minutieuse des pratiques scribales et des documents en 6 chapitres (pp.1 – 154), puis le catalogue proprement dit (pp.155 – 410), suivi de tables, bibliographies et indices (pp.414 – 558). Une rubrique « Excluded papyri » (classés par leur numéro LDAB) permet d’avoir une courte description des documents non pris en considération dans l’étude, avec une courte description (pp.411-413).

Les six chapitres de la première partie sont les suivants : 1. The papyri and their handwriting, 2. Content, material, form and size, 3. Page layout, 4. Reading aids, 5. Writing the text, 6. Conclusion.

Je rêvais d’une telle synthèse : on y trouve tout ce qu’il faut savoir sur le métier de scribe, les différentes catégories de scribes, les niveaux de compétence, les matériaux utilisés, la forme et la taille des documents, les différentes mises en page courantes, les procédés notables (ponctuation et accentuation, nomina sacra, diérèses, accents critiques, indications stichométriques, abréviations ou pictogrammes particuliers etc.)

Quant au catalogue, c’est une mine d’informations considérable : pour tous les documents référencés sont indiqués : date, provenance, publication, contenu, localisation, bibliographie, disponibilité d’une planche, description, et « main ».

La conclusion est sans appel (p.147):

It seems to be clear that the vast majority of the Christian papyri were copied by trained scribes. In Group A (OT papyri), the number of unskilled hands (…) is quite small, and their proportion among the papyri with start-dates in II (6.3%), III (7.8%) and IV AD (7.3%) does not vary significantly. In all, unskilled hands comprise only eleven out of a hundred and forty-nine (7.4%). The situation is similar in Group B (NT papyri), where the proportions of unskilled hands among papyri with start dates in II (0%), III (7.5%) and IV AD (9.6%) do no show a marked difference, except that none of the earlier papyri are in the unskilled hand category; and 7.9% is the overall percentage.

On déplorera juste une coquille un peu fâcheuse en p.119 sur la transcription hébraïque du tétragramme הוהי au lieu de יהוה (coquille non reproduite un peu plus loin, p.121). Passé ce détail, il faut signaler précisément les deux rubriques 10 et 11 du chapitre 5, respectivement « The Tetragrammaton » (pp.119 – 121) et  « Nomina sacra » (pp.121 – 137), qui présentent un intérêt particulier. Pour les nomina sacra, au terme d’une étude passionnante, Mugridge conclut que les irrégularités dans l’emploi des nomina sacra ne suffisent pas à qualifier un scribe d’ « amateur » (p.135), et qu’il est fondé de s’appuyer sur la présence de ce système pour qualifier un document de « chrétien » (p.137).

Quant aux pratiques entourant le nom divin, Mugridge rappelle d’abord les différents procédés juifs, avant de remarquer (p.120, je souligne) :

It has been suggested that two OT papyri, listed here as Christian, are actually Jewish. In 3 (2nd half III AD) two yodhs (…) appear for the Divine Name. A second hand wrote the Divine Name as κυριος with a differente ‘pen’ from the rest of the text in 9 (II/III AD), perhaps a second writer assigned to insert the Divine Name. This is not sufficient reason, however, to conclude that these two papyri are Jewish, since Jewish strands within early Christianity existed throughout the period under review, as we noted earlier. Hence, this practice may just reflect current practice in Jewish-Christian groups, which did not fade away as rarly or as completely as is often thought. (…) If 3 is a Christian papyrus – and the use of the nomen sacrum θς would seem to support this – it is the only example of an attempt to write something ressembling Hebrew characters in a Christian manuscript.

Les documents 3 et 9 sont les P. Oxy. VII 1007 (fin du III AD) et P. Oxy. IV 656 (II/III AD) dont j’ai abondamment parlé dans mon travail sur le P52. Ces deux papyri attestent d’une pratique scribale des plus intéressantes : le nom divin paraissait encore dans les documents copiés, mais tantôt on trouve une tentative de transcrire (double yods dans le P. Oxy. 1007), tantôt un espace d’au moins quatre lettres avait été laissé pour l’insertion par un second scribe du nom divin, espace comblé ensuite, curieusement, par un nomen sacrum (P. Oxy. 656). Ces deux faits, en apparence anodins, indiquent clairement un flottement dans la pratique concernant le nom divin, flottement survenu au cours du IIe s. – plus précisément entre 80 et 115 AD, à mon avis (cf. P52 p.28).

Il ne faut sans doute pas être trop catégorique sur le caractère juif ou chrétien des documents en question. En tout cas, Mugdrige est un des rares spécialistes que je connaisse à accepter aussi directement l’idée de la présence du nom divin dans un document chrétien sous une forme autre que les nomina sacra !

Le fait que la plupart des documents soient le produit de scribes professionnels permet d’étayer davantage encore l’idée qu’une disparition du nom divin des premières copies du NT ait pu intervenir aussi rapidement et radicalement que peut l’attester l’émergence « spontanée » et extrêmement homogène du système des nomina sacra (cf. Fontaine 2007 : 250 ; la date 150 – 200 AD est à ramener vers 80 – 115 AD).

Comme je l’ai souvent affirmé, les premières copies du NT, et pour certains livres seulement, contenaient vraisemblablement le tétragramme en hébreu au sein du texte grec (essentiellement dans le corps des citations scripturaires, cf. Fontaine 2007 : 307-315). Et ce n’est ni une hérésie, ni un complot visant à corrompre les Écritures, qui a abouti à la généralisation de l’emploi du terme « Seigneur » en lieu et place du nom divin. C’est simplement, et pour résumer à grands traits, le résultat 1. d’un désintérêt pour le Nom lié à un contexte historique particulier d’une part, et à des schémas mentaux nouveaux d’autre part, 2. à la centralité éminente du Christ et 3. au recours à une « ligne éditoriale assez nette » : codex, nomina sacra, à plus forte raison si les scribes professionnels étaient entraînés dans des grands centres comme Antioche ou Alexandrie.

Pour ceux qui souhaiteraient pousser les investigations encore plus loin sur les papyri chrétiens des quatre premiers siècles, je vous conseille encore deux ouvrages incontournables :

  

Le premier, de K. Jaroš, Die ältesten griechischen Handschriften des Neuen Testaments: Bearbeitete Edition und Übersetzung (Böhlau Köln, 2014) est un gros volume de 962 pages où l’on trouve édités 104 papyri du NT du Ier au IVe s., avec texte grec, traduction allemande, et informations de circonstance : date, provenance, localisation, publication, bibliographies, description, etc. Outre l’intérêt du texte grec, on appréciera particulièrement les descriptions fournies en introduction, plus complètes que celles qu’on trouve dans un ouvrage à peu près équivalent (et non moins utile) comme celui de Comfort et Barrett. Pour la période 50 – 150 AD, Jaroš indique : P4 + P64 + P67, P104, P77 + P103, P1, 7Q5, P52, P66, P90, P109, P46, P118, 7Q4 (1+2), P32, P87 et P98. Vous aurez remarqué les deux fragments controversés de Qumrân, identifiés par certains à un passage de Marc (6.52-53) pour le premier, et à 1 Timothée (3.16-4.1,3) pour le second, et que l’auteur juge bel et bien néotestamentaires (voir chaque fois les intéressantes discussions) !

Le second volume, par Blumell et Wayment, Christian Oxyrhynchus : Texts, Documents, and Sources (Baylor University Press, 2015) est également un monument exceptionnel de papyrologie : sont rassemblés tous les textes chrétiens trouvés sur le site prolifique d’Oxyrhinque, classés par contenu : 1. Textes du NT (1 – 52), 2. Textes extracanoniques (53 – 78), 3. Autres textes chrétiens littéraires (79 – 105), 4. Papyri documentaires (106 – 162, libelli de la persécution de Dèce, références au christianisme dans les textes documentaires, etc.) et 5. Sources patristiques, coptes, et autres (163 – 175). Pour chaque document, le texte grec est proposé, suivi de sa traduction en anglais. Tous les éléments nécessaires à la compréhension du document sont également fournis : date, provenance, taille, matériau, publication, bibliographie, contexte historique, etc. Ce travail faramineux (756 p.) vous offre ni plus ni moins qu’un regard complet sur l’émergence et la propagation du christianisme aux quatre premiers siècles, en Egypte. Documents de première main donc, du plus haut intérêt : vous y trouverez des échos des guerres qui ont jalonné la période, des persécutions, mais aussi les realia du tout-venant de la vie quotidienne (un peu comme dans l’ouvrage de Burnet). Ce qui fait spécialement l’intérêt de cet ouvrage, c’est bien sûr que tous ces documents jusqu’à présent étaient disséminés dans la série Oxyrhynchus Papyri, peu maniables et pas toujours facile d’accès (parfois dans d’autres séries encore).


Je profite de ce billet pour signaler la mise en vente d’une bibliothèque historique et théologique très riche, comprenant de nombreux ouvrages parfois rares : . Les prix signalés sont ceux de la rubrique Amazon « occasion », et sont chaque fois les moins chers (sauf changement récent). Ouvrages également consultables ici (cliquer sur « Produits »).

Juil 29 17

Dictionary of Daily Life (Yamauchi & Wilson, 2017)

by areopage

Le Dictionary of Daily Life in Biblical & Post-Biblical Antiquity (Hendrickson Publishers, 2017) de E. M. Yamauchi et M. R. Wilson tient plus de l’encyclopédie que du dictionnaire. Originellement parue l’année dernière en quatre volumes, l’édition en un volume, que j’ai commandée en avril, vient tout juste de paraître. L’attente fut donc longue, mais elle en valait la peine…

The Dictionary of Daily Life in Biblical & Post-Biblical Antiquity is a unique reference work that provides background cultural and technical information on the world of the Hebrew Bible and New Testament from 4000 BC to approximately AD 600.

Previously published in four individual paperback volumes, this one-volume hardcover edition covers topics from A-Z. This dictionary casts light on the culture, technology, history, and politics of the periods of the Hebrew Bible and the New Testament.

Written and edited by a world-class historian and a highly respected biblical scholar, with contributions by many others, this unique reference work explains details of domestic life, technology, culture, laws, and religious practices, with extensive bibliographic material for further exploration. There are 115 articles ranging from 5-20 pages long. Scholars, pastors, and students (and their teachers) will find this to be a useful resource for biblical study, exegesis, and sermon preparation.

L’édition en un volume est assez impressionnante : 1818 pages pour 115 articles.Les sujets les plus divers sont traités : adoption, divorce, mariage, art, armées, archives, banquets, calendriers, habillement, mort et conception de l’au-delà, magie, médecine, habitations, jeux, héritage, insectes, bijouterie, librairie et alphabétisation, métallurgie, musique, parfums, prostitution, esclavage, mobilier… Tous les aspects de la vie quotidienne, ou presque, y passent. Et l’on est pas là dans l’entrée bas de gamme de quelques lignes ou moins : chaque sujet traité de manière exhaustive. Les auteurs mentionnent d’abord les références scripturaires dans l’AT, le NT, avant d’examiner, par le menu, leur sujet dans les us et coutumes du Proche Orient Ancien (Mésopotamie et Egypte surtout, mais aussi Anatolie et Perse), du monde gréco-romain, du monde juif (de l’AT aux Talmuds, en passant par les apocryphes, les pseudépigraphes, Qumran et autres auteurs notables), et enfin du monde chrétien (y compris les Pères de l’Eglise).

L’ouvrage fourmille d’informations des plus intéressantes. Je rêvais depuis longtemps de disposer d’un ouvrage de ce genre. Son intérêt est qu’il dispose d’entrées qu’on ne trouve pas dans les dictionnaires et encyclopédies bibliques traditionnels. Comme le font remarquer les auteurs en introduction, souvent les manuels de référence se fondent sur les mots contenus dans la Bible pour définir leurs entrées ; dans le DDL au contraire, les auteurs partent de notre connaissance des civilisations antiques pour établir les sujets plutôt que des mots figurant ou non dans le corpus biblique.

Rather than attempting to cover all possible topics, we have chosen to concentrate on 120 subjects, not because of their prominence in the biblical text but because of their significant roles in the ancient world. For example, ASTROLOGY, DREAMS, MAGIC, and DIVINATION & SORTITION (i.e., the casting of lots) are mentioned sparingly in the biblical texts themselves but they were dominant facets of life in antiquity (p.2).

La densité des articles, leur solide et récente documentation, la variété des sujets abordés, voilà qui fait, sans nul doute, de cet ouvrage une mine d’informations inégalée jusqu’à présent.

Nota : si l’ouvrage vous intéresse, méfiez-vous des détails : il est possible d’acheter les articles un à un, ce qui explique certains prix très bas chez certains libraires ; on trouve aussi l’ouvrage en quatre volumes vendus séparément ; enfin Amazon n’est pas le mieux positionné, puisque Christian Book (y compris avec la livraison) est bien plus attractif.

Pour en savoir plus : jusqu’à présent j’utilisais les ouvrages suivants, que je vous conseille tous si vous vous intéressez aux us et coutumes des temps bibliques : Stapfer | Daniel-Rops | Chouraqui | Arnould-Béhar | Briend & Quesnel | Cousin et al. | Madeleine et al. | De Vaux I & II | Reader’s Digest (très bien illustré) | Jérémias | Tenney | Thompson | Gower. Si vous en connaissez d’autres comparables, n’hésitez pas à me le faire savoir !

Juil 16 17

Making Sense of the Divine Name in the Book of Exodus (Surls, 2017)

by areopage

The obvious riddles and difficulties in Exod 3:13–15 and Exod 6:2–8 have attracted an overwhelming amount of attention and comment. These texts make important theological statements about the divine name YHWH and the contours of the divine character. From the enigmatic statements in Exod 3:13–15, most scholars reconstruct the original form of the name as “Yahweh,” which is thought to describe YHWH’s creative power or self-existence. Similarly, Exod 6:3 has become a classic proof-text for the Documentary Hypothesis and an indication of different aspects of God’s character as shown in history. Despite their seeming importance for “defining” the divine name, these texts are ancillary to and preparatory for the true revelation of the divine name in the book of Exodus.

This book attempts to move beyond atomistic readings of individual texts and etymological studies of the divine name toward a holistic reading of the book of Exodus. Surls centers his argument around in-depth analyses of Exod 3:13–15, 6:2–8 and Exod 33:12–23 and 34:5–8. Consequently, the definitive proclamation of YHWH’s character is not given at the burning bush but in response to Moses’ later intercession (Exod 33:12–23). YHWH proclaimed his name in a formulaic manner that Israel could appropriate (Exod 34:6–7), and the Hebrew Bible quotes or alludes to this text in many genres. This demonstrates the centrality of Exod 34:6–7 to Old Testament Theology. The character of God cannot be discerned from an etymological analysis of the word yhwh but from a close study of YHWH’s deliberate ascriptions made progressively in the book of Exodus.

J’ai déjà eu l’occasion de parler de la thèse de doctorat d’Austin Surls sur le sens du nom divin d’après le livre de l’Exode : un propos bien documenté, pas toujours attendu, et réjouissant à bien des égards en ce qu’il ne sombre pas dans les clichés ordinaires, ou comme il dirait, parce qu’il tente d’aller « beyond atomistic readings ». On ne peut donc que se réjouir d’apprendre la parution récente de ce travail chez Eisenbrauns. J’ignore pour l’heure s’il y a du nouveau ou s’il a opéré des changements, mais j’y reviendrai le cas échéant.

Je profite de l’occasion pour signaler deux faits nouveaux sur des sujets différents :

  • les utilisateurs de Logos 7 disposent désormais d’un accès gratuit à la web app (qui était précédemment réservé aux abonnés de « Logos Now »), et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’application en ligne a bien évolué, elle est désormais vraiment exceptionnelle, et proche de la version logicielle.

  • du nouveau sur la fameux manuscrit de l’évangile de Marc qui daterait du Ier s. (ou du moins, qui serait plus ancien que le P52) : non, il n’est pas imaginaire… Un témoignage nouveau rapporte que sa publication est toujours en cours, et qu’un certain Scott Carroll l’aurait vu à deux reprises. Plus d’informations sur ETC. Patience…

 

 

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