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Bible d’étude Semeur (Excelsis, 2018)

by areopage on mars 10th, 2018

Parue récemment, la Bible d’étude, version Semeur 2015 (éditions Excelsis, 2018), n’est pas sans intérêts. L’éditeur présente ainsi les caractéristiques du volume :

  • Une introduction générale au canon biblique (Ancien Testament et Nouveau Testament).

  • Des introductions aux différents corpus bibliques : Pentateuque, Prophètes, évangiles synoptiques, lettres de Paul.

  • Une introduction à chaque livre biblique, traitant des questions d’auteur, de contexte historique, de datation, de structure et de portée théologique.

  • Des notes de versets qui, en apportant des éléments d’ordre historique et géographique, exégétique et parfois théologique, permettent de mieux comprendre le sens d’un verset, de repérer les enjeux de son interprétation et les débats qu’elle suscite, de le situer dans le contexte de la théologie biblique. Les divergences de manuscrits sont également indiquées.

  • Des notes de section qui dégagent l’essentiel de l’enseignement d’un ensemble de versets et mettent en évidence l’évolution de la pensée de l’auteur dans le livre.

  • Les références bibliques situées dans la colonne entre le texte et les notes permettent de retrouver les passages parallèles, soit au mot, soit à l’expression, soit au verset entier, et sont signalées dans le texte par les lettres a, b, c.

  • 53 tableaux, synthèses, chronologies, plans et cartes.

  • 12 cartes en couleurs qui permettent de situer les événements du récit biblique.

  • Un index des personnages, peuples et lieux.

  • Un index thématique.

  • Un index des notes principales (A.T. et N.T.) regroupant les notes qui développent un thème biblique important.

  • Un index qui reprend chaque lieu inscrit sur les 12 cartes en couleurs.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’ouvrage mérite bien le nom de « bible d’étude ». Notes abondantes : sur la traduction, le texte, les parallèles, le contexte, voire la théologie. Introductions commodes : ce que j’apprécie particulièrement, c’est non seulement le caractère systématique des introductions (par livre et par grands corpus), mais aussi la perspective (évangélique) modérée du propos : examen des thèses historico-critiques les plus extrêmes qui ont cours, et réfutation, ou mise en perspective, nourrie des travaux les plus récents. C’est donc une bible constructive plutôt que subversive, et ce n’est pas anodin, car l’oiseau se fait rare. Les notes sont généralement assez objectives, mais elles ne se déparent pas, à l’occasion, de vues contestables. Par exemple la note en Exode 3.15 tente de justifier le vocable Eternel, en indiquant qu’il s’agit d’une (tentative de) traduction du nom YHWH. Mais il me faut objecter avec vigueur : on ne traduit pas les noms propres ! De plus cette même note prend pour un fait acquis ce qui n’est qu’une hypothèse infirmée par les faits (que les Septante ait traduit le nom divin par ho Kurios). Annexes abondantes : encarts de synthèse, cartes géographiques, chronologies, indexes des lieux et personnages ou des thèmes ; la matière est abondante. Si abondante que le gros volume est imprimé sur un papier bible particulièrement fin, et ce sera là mon principal reproche : il est un peu trop transparent, c’est dommage. Pour le reste rien à dire : la disposition des références parallèles, dans une section au-dessus des notes, est originale et plutôt pratique ; le recours à deux couleurs, noir et bleu, d’un bel effet, et last and not least, la traduction du Semeur – que je connais mal – s’avère très élégante et globalement très fidèle au texte. Elle se situe quelque part entre la Segond 21 et la Bible en Français Courant : bien au fait des difficultés du texte, et donc précise dans ses choix sur le sens du texte, mais à la forme plutôt dynamique, le tout dans un français extrêmement agréable.

Pour vous en donner une idée plus précise, en voici un échantillon : 

En ligne : Bible.com | Opera Biblica | Bible Gateway | Biblica

3 Comments
  1. A titre informatif, le lien vers « l’échantillon » est non fonctionnel : il manque « areopag » en tout début…
    J’ajouterai que la présentation des « livres apocryphes » présente toujours les mêmes erreurs (bien protestantes) selon lesquelles c’est au Concile de Trente que l’Eglise catholique a décidé de reconnaître certains de ces livres comme canoniques… Or ces livres étaient acceptés (les listes sont nombreuses, et même multiples) depuis bien des siècles, sans qu’une décision canonique ait été jugée utile. Ce n’est que pour contrer l’arbitraire réduction du canon par les protestants que le concile de Trente a établi une liste. L’Eglise orthodoxe a finalement du faire de même au synode de Bethléhem, en 1672…

  2. Easyfit permalink

    Merci beaucoup 😉

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